Archives du Tag: SF

sérial sérieux noumbeurre tri

Des compte-rendus d’épisodes de séries télé. Tout ça sera chaotique, absolument sans aucun doute aucun sans chronologie cartésienne. Et plein de spoilers, de fautes, d’erreurs de syntaxe, mais c’est pas grave.

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Falling Skies, saison 1 : les zitis sont venus sur Terre et nous ont cassé la pipe. Heureusement, la résistance US est là.

Personnage principal : Docteur Carter
Guest Star 1 : Mad Max Guest Star 2 : Patlabor
Recalé au casting et pourtant il avait toutes ses chances : Marc Singer. 

Steven a décidé que trop c’était trop ; il a en marre que les petits jeunes aux dents longues qui rayent le parquet viennent pisser sur son territoire science-fictif. Donc, après avoir marabouté  Battle Los Angeles ou Skyline, Steven retrousse ses manches Givenchy, et crie au monde : “Aliens de tout bord ! Docteur Carter va vous péter la gueule bordel de diou !” Hélas, le docteur Carter, pourtant expérimenté, ne maîtrise pas toutes les opérations délicates, surtout pas celle du St-Esprit… et Faling Skies, marabouté elle-même par District 9, s’avère un ratage complet, intégral, dantesque, inimaginable, je vous laisse compléter avec tous les adjectifs que vous voulez !

Non, faut dire que Steven a pompé à toutes les sources, ce qui n’est pas grave en soi, mais quand même… OK, il a lu Christopher ou vu l’adaptation des tripodes, lu ou vu des manga, mais nous refaire le coup de façon aussi grotesque, bien vu lulu.  Ses skitters (les ETs), on a envie d’en faire des M&M’s – oui je sais c’est nul – et de revoir Starship Troopers avec des arachnoïdes qui ressemblent à des arachnoïdes et pas un une charrue de tracteur avec une tête. Falling skies, c’est aussi un rythme… euh… non, c’est une absence de rythme. Plus plat, tu trouves peut-être le fond de ta poêle, et encore, le téflon est parfois bosselé à l’usage ; là non. Bref, cette nouvelle série est une bluette pour flétans. Les Feux de l’Amour en rigolent encore et songent à inclure une intrigue SF… Nikki Abbott serait en fait une alien qui assassinerait les autres personnages à coup de mascara empoisonné dans le but de s’emparer du Mooooonde. Ouais. Et puis il y a Weaver, le chef militaire qui brise gentiment les noix du docteur Carter. Dans l’avant-dernier épisode de la saison, on se marre. Les deux hommes s’opposent sur un truc qu’on comprend pas (sans doute parce que c’est complètement con). Carter, faut qu’il arrête son trip médical aussi, faut dire. Il reproche (note : dans un monde post-apocalyptique) au militaire de se bourrer de pilules et de ne pas être un bon porte-parole des rescapés américains. Finalement ils se rabibochent, parce qu’ils avaient en fait tous les deux raison. Putain, un épisode entier pour ça. Faut vraiment être maso. C’est moins intéressant qu’une discussion philosophique avec son poisson rouge. Pendant ce temps-là, Mad Max construit des balles spéciales qui vont dézinguer les Mechs (ceux recyclés de Patlabor & cie) des zitis.

Comme Steven n’a plus d’idées, il recycle aussi celles déjà inexistantes d’Intelligence Artificielle (Haï pour les intimes). On se retrouve avec d’autres zaliens, jumeaux de ceux d’Haï donc, qui (spoiler, mais qui en a quelque chose à faire ?) en fait sont les maîtres des skitters. Heureusement, Carter envoie une frappe chirurgicale (avec le bazook de Mad Max) sur la plateforme pétrolière des zitis, et tadada, attire leur attention. On reste scotché à la fin, quand notre Carter international, s’en va pour – peut-être – fumer le calumet de la paix avec l’ET aux yeux de brochet mort. Dire qu’il faudra attendre plusieurs mois avant la suite !

J’en tremble déjà.


Salons et Festivals : mise à jour

Un petit mot pour mettre à jour mon actualité salons et festivals à venir…

Tout d’abord, je serai le weekend prochain à Angers pour la première convention ImaJn’ère. Elle se déroule du 5 au 10 avril, mais j’y serai uniquement le 8 et 9 (vendredi et samedi donc). Je vous transmets le programme des journées en questions :

Vendredi 8 avril :
14h et 17h : Initiation au jeu de rôle Metal adventure (Science fiction, Space Opera, Pirates de l’espace) par son créateur Arnaud Cuidet.
A partir de 16h rencontres / dédicaces avec : Philippe Caza (illustrateur), Lionel Davoust, Thomas Geha, David S. Khara, Patrice Verry (écrivains).

Samedi 9 avril :
Rencontres / dédicaces avec : Philippe Caza (illustrateur), Arnaud Cuidet (créateur de jeu de rôle), Patrick Boman, Pierre Charmoz, Lionel Davoust, Sylvie Denis, Patrice Verry, Roland C. Wagner (écrivains).
15h : Initiation au jeu de rôle Metal adventure (Science fiction, Space Opera, Pirates de l’espace) par son créateur Arnaud Cuidet.

Je ne suis pas marqué le samedi mais j’y serai aussi, ça s’est décidé au dernier moment ! Merci à Jean-Hugues Villacampa et son association pour cette invitation qui me fait très plaisir ! [FAIT]

Pour le reste :

- Mercredi 11 mai : avant-première à la librairie CRITIC de Rennes du Sabre de Sang 2. Venez nombreux !

- Le 14 mai : Futuriales à Aulnay sous bois (93).

- Le 19 mai : sortie officielle du Sabre de Sang 2 en librairie.

- Les Imaginales d’Epinal. Je suis invité les vendredi, samedi et dimanche 27, 28 et 29 mai, en compagnie de deux autres auteurs des éditions Critic : Lionel Davoust et David S. Khara. Je n’ai pas encore mon programme de table ronde, je vous le transmettrai en temps et en heure.

- Le mercredi 1er juin au Forum du Livre à Rennes. Quai Lamartine, au-dessus de Zara. A partir de 15h.

- Le samedi 4 juin : dédicace du Sabre de Sang à Chapitre de Laval.

- Étonnants Voyageurs à St-Malo du 11 au 13 juin 2011, stand Critic.

- St-Maur en poche à St Maur des Fossés, le 19 juin. Allez faire un tour sur leur superbe site.

- Dédicace à la génialissime librairie Phénomène J à Angers, avec l’ami David S. Khara, le samedi 2 juillet.

- 5 et 6 novembre 2011 à Crêches-sur-Saône, au Salon Fantasy. L’an dernier, c’était très sympa.

- SEL de Sèvres, le 10 décembre.


Convention ImaJn’ère : résumé en une image.

En attendant de rédiger une petite bafouille un peu plus conséquente sur le weekend à Angers pour la 1ère convention ImaJn’ère, voici mon résumé personnel de ces deux jours passés là-bas…

Bonne soirée :-)

 

message à caractère informatif angevin !

on ne reconnaît pas certains livres, mais il y a Fou dans la tête de Nazi Jones de Pierre Pelot, lu aujourd’hui. Et les Harmoniques Célestes de Jean-Claude Dunyach. Quant à Ça sent le roussi… il n’y a aucune mention d’auteur.


Un peu de SF avec des images qui bougent.

Pour une fois que je vois des films SF pendant qu’ils sont encore à l’écran, voici donc l’occasion d’en parler un peu, d’autant que les deux films en questions font un peu de buzz en ce moment. Il s’agit de World invasion : battle Los Angeles et de L’Agence (the adjustment bureau, basé sur une nouvelle de Philip K. Dick, toujours lui).

Le premier cité est un cas d’école. Ligne de scénar : 1. Action : 100%. Dialogues : minimalistes. World Invasion nous raconte donc une histoire d”invasion alien, filmée façon caméra à l’épaule. Nous suivons un bataillon dont mission est d’aller sauver des civils au cœur de Los Angeles, après le début des combats avec les aliens. Chemin semé d’embûches parce que les aliens, mix entre storm troopers et playmobils, sont pas du genre super conciliants et sont même lourdement armés pour bien le montrer. Dans les faits, nous ne sommes pas très loin de l’inénarrable Skyline, avec Eric Balfour. Ce dernier nous racontait aussi une invasion alien, mais tournait vite en rond, ruiné par son propre procédé de montrer des survivants enfermés dans une tour qui, pendant les trois-quart du film, ne trouvent rien de bien palpitant à faire, hormis se cacher et ne prendre aucune décision qui pourrait faire avancer un peu le scénario. L’avantage de World Invasion par rapport à son prédécesseur tient à peu de choses : le bataillon que l’on suit dans ce film  est lui toujours en mouvement, comme dans un niveau de jeu vidéo de guerre. Ça bouge, ça charcute de l’alien (et de l’humain, soyons honnêtes) à coups de mitrailleuses, de grenades, de flingues en tout genre, mais sans aucun second degré comme dans Starship Troopers. Ici, on est dans le brut de pomme, pas loin du parti pris de certaines scène de Band of Brothers, mais sans jamais s’intéresser vraiment aux personnages. Oh, bien sur, ceux-ci ont un passé, des cicatrices, etc, etc, mais on s’en fiche complètement tant le spectacle du champ de bataille est le principal acteur. Au final, comme on en attendait pas grand-chose de plus, peut-on se révéler déçus ? Si on s’attendait à une oeuvre à la Distric 9, oui. Sinon, non. On a juste affaire à un genre d’histoire dans l’air du temps, dont le point d’orgue (et le chant du cygne ?) risque d’être la très attendue série Falling Skies, produite par Steven Spielberg.

Quant à L’Agence, il nous permet de retrouver Matt Damon et la sublissime Emily Blunt (sans doute la soeur de James, je ne vais pas aller vérifier, je préfère nettement dire une connerie). Tiré d’une nouvelle de Philip K. Dick – monsieur SFCinéma – ce film nous raconte l’histoire d’un sénateur new-yorkais promis à un très brillant avenir mais dont les frasques trop nombreuses ont compromis l’élection. Le soir de sa défaite, il rencontre Élise, une belle jeune femme dont il tombe éperdument amoureux. C’était sans compter sur une sorte de caste bizarre de “guetteurs” (toute ressemblance avec Highlander est fortuite, je vous rassure) qui appartiennent à un non moins étrange Bureau, celui du réajustement. Mazette, le sénateur David Norris va apprendre à les connaître. En raison d’une erreur de synchronisation d’un agent du bureau, il va comprendre que la réalité n’est pas celle qu’il croit, et que notre monde suit un plan déterminé par un Grand Patron. Et le Grand Patron a décidé que sa romance avec la belle Élise était impossible. En conséquence, le bureau va tout faire pour les séparer…

L’idée de base est plutôt séduisante, comme souvent quand elle exploite une nouvelle de Dick. On reste cependant dans son thème chéri de l’altération du réel, le glissement de celui-ci ( voir par exemple Le Temps désarticulé, un des meilleurs romands de l’auteur sur le sujet). Mais, même si les performances de nos deux acteurs sont très louables et relativement convaincantes, on reste vraiment sur notre faim. Au lieu d’exploiter l’idée, les scénaristes ont choisi de se focaliser sur l’histoire d’amour. On y trouve un je-ne-sais-quoi de L’effet papillon, sans doute en raison de cet amour contrarié par le destin. Ce n’est pas dramatique : j’avoue avoir toujours eu un faible pour les histoires d’amour impossibles. Celle-ci m’a procuré quelques bons moments. Malheureusement, tout cela reste bien faible comme point positif et, bien que l’on ne s’ennuie pas, on peut estimer avoir un peu perdu son temps, notamment en raison d’une fin idiote, sans surprises, sans imagination. En outre, le système des “portes” m’a désagréablement rappelé The Lost room, même si la thématique s’en éloigne très vite évidemment. L’Agence n’est donc rien d’autre qu’une romance sur fond SF, agréable à regarder, mais pas impérissable…


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