Nature Morte 2

Perds tes feuilles jaunes en un instant, et tu suspends

le temps

Amertume du vert, pousse, pousse, l’océan jaune et le ciel

atonal

Et un jour, moment incertain, de l’autre coté le vent écarte ses plaies

fraises écrasées

et ramasse les feuilles fossiles dans son manteau vert-de-gris

Et tu te penches sur le berceau

Grandit une pousse – lichen

s’enroule autour de ta main vierge, rampant sourd

au monde

Où l’onde se réveille –

Se réveille la vie

Jaune hier – vert demain

vers deux mains en coupe

en offrande

 

Je me tortille en ton creux

petit bourgeon de vie

îlot, sur l’eau, que l’onde berce

Tu souris.

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À propos de Thomas Geha


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