Green Tiburon : catch-moi si tu peux !

Un petit mot sur ma dernière lecture (à savoir hier soir) : Green Tiburon contre la pieuvre carnivore de Santa Zanya. Rien que ça me direz-vous ! Tout un programme n’est-ce pas ?

L’image de couverture, signée Willy Favre, ne trompe pas son monde. Nous avons bien affaire à une histoire dans la plus grande tradition des pulps, ceux des années 1910/1940 aux USA notamment (on pense bien entendu à Amazing Stories ou Weird Tales).

Green Tiburon contre la pieuvre carnivore de Santa Zanya est signé par un auteur absolument cité nulle-part dans le fascicule ; nous dirons donc qu’il s’agit d’un récit autobiographique, qui se déroule pendant les années 60, de Green Tiburon himself. Qui est donc cet homme au nom si exotique ? Un catcheur, adepte de la Lucha Libre devenu une sorte de super-héros par obligation puisqu’il vit dans un archipel Los Murcielagos, perdu en plein Triangle des Bermudes. Or, on le connaît tous, ce fameux triangle, des faits étranges se déroulent dans le coin depuis ce qu’on appelle L’Espirale Grande. Des monstres visqueux à souhait, souvent humanoïde mais puant le poisson pourri (comme il se doit) en sortent pour foutre le bordel et, pourquoi pas, tenter d’asservir ou exterminer l’humanité. C’est là qu’interviennent les catcheurs, véritables héros : nul besoin de l’armée, les balles sont inutiles contre ces méchants pas beaux (il faut leur ôter une sorte de gemme au milieu du front pour les zigouiller), mais les catcheurs, sans peurs et sans reproches, adeptes ô combien sanctifiés du combat rapproché, sont les plus à même d’enrayer la menace ! C’est ainsi que notre Green Tiburon, sous son masque de requin grimaçant, est une nouvelle fois engagé par son commanditaire, un dénommé Garza qui a tout de l’image qu’on se ferait de Columbo impair y compris, pour combattre une nouvelle menace venue de L’Espirale Grande. Mais cette fois-ci, l’affaire semble plus complexe et dangereuse qu’à l’habitude. Même Garza paraît ne pas croire à une issue favorable…

Voici, en tout cas, une belle initiative des éditions Le Carnoplaste. Du feuilleton populaire à pas cher (6,50 € c’est donné les gazélesfi), enlevé, efficace, imaginatif. Amateurs de luchadores, vous devriez plus qu’apprécier l’ambiance de ce récit aux agérables résonances lovecratiennes (mais pas que : l’ambiance polar années 60 est plutôt bien rendue). Et voilà donc un auteur anonyme (1) qu’il va falloir suivre de près : si son écriture est encore un brin maladroite, que l’on sent un peu le novice derrière, il est néanmoins certain qu’avec un peu plus d’expérience emmagasinée, l’auteur devrait progresser très vite. Et nous proposer à l’avenir des textes d’aventures de haute tenue (encore plus que celui-ci). Bravo, et à bientôt… puisque l’auteur nous annonce déjà la suite !

Thomas

(1) heureusement, il est de ces anonymes que je suis parvenu à identifier.

Quand les luchadores défendent le monde !

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À propos de Thomas Geha


4 responses to “Green Tiburon : catch-moi si tu peux !

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