Suites Apocalyptiques (3)

Les mots s’envolent en haut d’une balançoire à l’armature grinçante. On les entend, parfois, sous la triste pluie, dans le vent rabattant, quand ils redescendent.

« … Tu hurles plus fort qu’une souris muette… tu manges plus vite qu’un loup repus… tu ronronnes comme un serpent caressé… la biche vole de ses propres ailes… l’escargot gagne le sprint, tant pis pour la tortue le lièvre est mort… le vent violent est doux sur le visage… la pluie froide de l’orage réchauffe le corps… le monde est beau. »

Un enfant rit sur sa balançoire. Il se donne une bonne impulsion, avec les pieds.  En haut, les mots s’envolent. En bas, les mots se voilent.

Personne ne peut les réparer, puisque personne ne les entend.

(Suites Apocalyptiques est une série de courts textes d’ambiances apocalyptiques publiés sur mon blog, pour le faire (re)vivre un peu, à raison d’un à deux textes par semaine) (Just for fun comme on dit) ; du texte, juste du texte, pas d’image, pas d’enjolivement, juste ce qui passe par la tête)

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À propos de Thomas Geha


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