Suites Apocalyptiques (18) Une apocalypse Playmobil (dernier épisode)

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« La vie fonctionne comme un aimant ; c’est la mort et le vide qui l’attirent à eux.« 

Voici ce que disait, dans mon souvenir, un philosophe du Royaume que tout le monde prétendait fou. Peut-être l’était-il ? Peut-être faut-il, de toute façon, posséder ce grain de folie pour philosopher, pour ne serait-ce qu’en avoir le désir. Alors, peut-être faut-il aussi un grain de folie pour avancer, seulement avancer, comme la mécanique organique que nous sommes. Avancer, c’est découvrir, et découvrir, ce n’est pas toujours heureux.

Or, Fine continuait de nous guider avec cette ardeur jamais démentie, et cette lueur dans les yeux qui jamais ne s’éteignait. Au petit matin, elle nous galvanisa très vite, par ses gestes sûrs et sa volonté à toute épreuve. Les connaissances que le robot lui avait légué aidaient également. Ainsi, Fine s’engagea aussitôt sur un sentier poudreux, fait de limaille volatile qui montait haut pour former des bulles, lesquelles éclataient quelques temps après notre passage. Étrange phénomène, silencieux. Il valait mieux, nous ne savions pas qui pouvait errer en ces nouveaux lieux inconnus.

Quand le chemin prit fin, nous nous engageâmes sur la corniche d’une ancienne structure dont nous ne pouvions pas deviner l’utilité. Impossible de rentrer dedans : il avait donc fallu escalader et prendre maximum de précautions pour ne pas tomber.

Nous passâmes devant d’étranges affiches, qui représentaient de non moins étranges créatures pleines de laine sur une tête pâle, playmobiloïdes, mais assez repoussantes. Une fois en bas, après avoir dévalé les couches successives d’une plante aux feuilles blanches cotonneuses, dont le centre en creux recelait invariablement un matelas de poussière, nous parvînmes à destination. La joie nous envahit à la vue du téléporteur dont Fine avait parlé. Sergent Major tourna autour un bon moment, moi aussi. Nous cherchions à faire basculer la protection de verre – du moins cela ressemblait-il, de prime abord, à du verre, mais au toucher la matière vibrait – qui emprisonnait l’espace de téléportation. Fine n’avait aucune donnée dans son cerveau par rapport à cela et ce fut un peu par hasard, en tâtant partout, que l’engin s’ouvrit enfin. A l’intérieur, où il faisait chaud, où traînait une odeur de renfermé, il suffisait visiblement d’activer une manette, de la tirer vers le bas, et alors, vaille que vaille.

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« Il ne reste plus qu’à espérer que cette technologie fonctionne encore », nous lança Sergent Major en s’installant près de nous. Il ne parlait que rarement mais ces derniers jours, comme si l’espoir avait fini de le contaminer, il s’ouvrait désormais plus facilement, participait beaucoup à nos conversations, à moi et Fine. Et surtout, il ne s’éloignait plus de nous. Peut-être pensait-il que l’heure était à la cohésion, pas à la gestion des éclats sombres de nos âmes punies par cette atroce et injuste apocalypse.

 » C’est parti ! », lançai-je en retour.

Puis j’abaissai la manette.

Il y eut une grosse fluctuation, suivie d’un maelstrom dans nos esprits. Soudain, je me sentis comme aspiré et je perdis connaissance.

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Je ne saurais dire si nous nous réveillâmes dix minutes ou une heure après le transfert. Tout ce que je sais, étrangeté parmi les étrangetés, c’est que nous rouvrîmes les yeux tous exactement au même moment, sans nous sentir accablés par la fatigue, ou troublés de quelque façon que ce soit. Enfin, si, j’avais l’impression, au contraire, d’avoir rechargé mes batteries, comme si j’avais été lavé de toutes mes impuretés. J’étais en pleine forme et mes camarades, eux aussi. Nous nous congratulâmes sur la nouvelle plateforme où nous nous étions matérialisés. Toutefois, la machine avait dû pomper énormément d’énergie et les environs étaient sujets à de nombreuses fluctuations chromatiques. Elles finirent néanmoins par cesser et nous pûmes nous concentrer sur notre environnement de proximité. Nous étions au sommet d’une sorte de montagne de fer qui surplombait un vaste horizon ; et ce vaste horizon nous apportait la plus belle de toutes les vues. Celle que nous espérions trouver, en fait : le Vaisseau !

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Une fois encore, nous tombâmes dans les bras les uns des autres et nous entreprîmes aussitôt de continuer notre route. Je sentais mes amis aussi fiévreux que moi. Fiévreux parce que notre but était si proche ; et toujours si loin.

Alors que nous allions commencer la descente d’un lichen-maille lumineux qui avait envahi tout le flanc de montagne, je croisai les yeux de Fine. Je fus surpris, derrière le masque d’un sourire parfait, d’y découvrir une grande souffrance. Mon cœur s’en bloqua le mécanisme une demi seconde. Je n’eus pas le loisir d’approfondir cette impression par une salve de questions, nous entamions déjà une incroyable descente. Vertigineuse, même.

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Le flanc de la montagne n’en finissait plus. Sergent Major, peu à l’aise avec ses mains amputées, se débrouillait du mieux qu’il pouvait, mais nous l’avions lâché malgré nous. Une fois que nous serions en bas, il faudrait donc l’attendre un certain temps. Déjà que la descente me paraissait interminable…

La luminosité n’avait pas baissé quand, pourtant, quelques heures plus tard, nous mîmes pied sur un sol ferme. Fine et moi avions les jambes douloureuses, les muscles des bras perclus de crampes. Nous nous assîmes au pied de la montagne et, une fois que mon souffle fut revenu, je pus interroger Fine :

« As-tu un problème ? J’ai l’impression que tu souffres et que tu me le caches. TU sais, je t’ai promis des choses, j’ai promis de te protéger, alors tu peux tout me dire. »

Fine secoua la tête, trop vivement, comme pour ne pas me montrer la gêne qu’elle cherchait soudain désespérément à cacher.

« Mais non, rétorqua-t-elle la voix enjouée, c’est juste ce voyage… il est si harassant soudain. Et j’ai tant besoin de repos !

– En es-tu certaine ? Tu ne me mentirais pas ?

– Bien sûr que non. »

Et elle haussa les épaules, tout en baissant les yeux. Je me sentais désarmé. J’avais l’impression qu’avec Fine nous nous étions rapprochés suffisamment pour qu’elle me considère comme un véritable ami, et un véritable allié. Sa réponse suintait le mensonge. Et si elle me mentait, sans doute m’étais-je trompé : je n’avais pas gagné sa confiance. Je décidai donc de me taire et d’attendre l’arrivée de Sergent Major, qui achevait enfin sa descente. Cette foi-ci, le vaisseau n’était plus qu’à quelques encablures. Nous l’aborderions avant la fin de la journée. Il nous restait à passer une sorte de pont improbable et dangereux, qui surplombait un abysse.

D’ailleurs, nous crûmes, durant toute la traversée, que jamais nous ne nous en sortirions vivants.

Les alentours du vaisseau n’étaient que grisaille et désolation. Jamais je n’avais vu autant de couches de poussière superposée. On aurait dit de la neige, mais urticante, désagréable ; et chaude. L’atmosphère dans ce secteur avait quelque chose d’oppressant, de moite et de glacé, aussi bizarre que cela puisse paraître ; et pourtant elle était chaude, viciée. Cet endroit me faisait penser que nous étions dans l’antichambre de l’enfer. Un entre-deux, où l’angoisse avait la couronne et le trône, et où nous n’étions que des sujets prêts à servir de chair fraîche. J’en avais une boule dans la gorge.

Aborder le vaisseau me calma quasi instantanément. En longeant l’énorme machine, je ressentis un vertige, celui du chevalier achevant sa quête, celui du découvreur, un sentiment positif comme je pensais ne plus jamais en avoir. Depuis combien de temps le Vaisseau végétait-il à cet endroit ? Si j’en jugeais la croûte de terre, de cendres, de poussière et de déchets divers qui le recouvraient, il était à parier que la civilisation qui l’avait laissé là avait disparue depuis un bon millénaire. A tout le moins.

Ce gigantisme nous désarmait la voix, l’écrasait. Pas un mot ne sortait de nos gorges sèches. J’entendais seulement battre mon cœur, très lentement.

Boum///Boum///Boum///                               boum                                   Boum///Boum///Boum///

Pourtant, il nous fallait vite reprendre le contrôle de nos corps et de nos esprits et ce fut Fine qui nous permit d’y parvenir en désignant, du doigt, ce qui ressemblait à une entrée le long de la carlingue. Elle appuya sur un bouton extérieur et un sas grinça, ahana, tout en s’abaissant quand même. Nous pûmes alors nous faufiler dans un sas désolé, poussiéreux et nauséabond. L’air y était plus sec qu’une savane calcinée et je devais m’y reprendre à plusieurs fois pour inspirer correctement. Je n’oserai dissimuler qu’une peur, sourde, d’origine inconnue, sans doute viscérale, commençait à s’emparer de moi, tandis que nous suivions un couloir qui s’achevait sur une ouverture ronde.

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Les passerelles succédèrent aux passerelles. Nous montions, ne descendions pas. Il serait temps, plus tard, de s’intéresser aux entrailles du mastodonte, de ce léviathan assoupi. Une fois de plus, nous suivions Fine à travers ce dédale. Elle seule avait ce pas sûr de la personne qui sait où elle va. Je savais que les plans du Vaisseau étaient, au moins en partie, dans les souvenirs que Fine avait hérité de son père. Elle avait tout mémorisé, inlassablement, avec cette force mentale qui la caractérisait. Je ne pouvais qu’imaginer ce qu’elle ressentait. Découvrir ce lieu après tant d’années à se le figurer mentalement, dans ses rêves. Elle devait exulter.

 » Nous arrivons à la salle des commandes », dit-Fine d’une voix que je trouvai lasse, nous montrant d’un coup de menton une coursive qui s’achevait par une porte massive, construite dans un alliage visiblement inoxydable. Nous n’eûmes même pas à chercher comment y accéder : elle s’ouvrit toute seule quand nous fûmes assez près pour qu’un système caché détecte notre présence.

L’endroit était quasiment préservé. A mes côtés, quand nous eûmes pénétré dans ce saint des saints, je sentis Fine frémir. Je crus un moment qu’elle allait tomber à genoux et pleurer. Cependant, ce ne fut pas elle, mais Sergent Major, qui craqua le premier. Des larmes coulaient sur son visage toujours marqué par le temps, les efforts, marqué par la vie et la mort. La mort surtout, bien entendu. Mais là, ses yeux doux, et ils l’avaient toujours été même quand la tristesse les noyait, rapportaient une joie telle, si intense, que ma réaction fut de bomber le torse et de marcher plus droit encore.  Une fluctuation marqua même mes premiers pas. Peu importe, cette fois-ci, oui, cette fois-ci, nous avions gagné !

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« Il me reste une seule chose à faire, nous dit Fine en s’approchant d’un écran de contrôle poussiéreux mais resté en bon état, c’est de réactiver Le Pilote.

– Le Pilote ? émis-je, intrigué.

– Oui, c’est une entité invisible, technologique, omnisciente, la véritable maîtresse de ce Vaisseau. Elle en connaît les moindres parcelles, le moindre boulon. Si une seule visse manque, elle nous le dira, car elle sera à notre service. »

Une simple pression tactile sur l’écran paraissait suffire, et je vis Fine appuyer une main dessus. Tout d’abord, rien ne se passa. Puis, après quelques secondes, une voix féminine, rude, mais qui parlait notre langue, s’éleva d’on ne savait où.

« Je suis Njörd. Bienvenue à bord du Matkustaja. Je suis en phase de réveil, veuillez patienter dix heures et trente huit minutes dans le mess des officiers le temps de ma mise à jour. »

La mystérieuse Njörd se tut alors. Et nous sortîmes de la salle de contrôle.

Nous rejoignîmes le mess des officiers, où nous trouvâmes de quoi nous sustenter. Des barres qui évoquaient à la fois le caramel et le chocolat, et de l’eau, à profusion. Mais, surtout, après une longue sieste bien méritée, nous dénichâmes l’équivalent d’un Sentifumeur, comme il y en avait au Royaume. Il m’arrivait de passer des soirs entiers à fumer avec mon frère, Bralache.

Nous ne nous fîmes donc pas prier pour passer une soirée détendue. Nos nerfs se relâchaient… et que les dieux en soient témoins… c’était divin !

Je ne me souviens plus très bien du reste de la soirée – ça tournait et tournait dans mon crâne, sans doute une fatigue excessive – mais dès le lendemain matin, la voix de Njörd se fit entendre. Nous devions faire connaissance.

Les jours passèrent, sans heurts, mais bien chargés. Nous aidions l’intelligence du Matkustaja, Njörd donc, à se remettre en état de marche. Ce qu’elle ne pouvait réparer elle-même, nous le faisons pour elle. Nous étions ses bras, mais parfois aussi ses yeux, là où ses « colibris » (des nanorobots nous apprit-elle, mais je ne fus pas beaucoup plus avancé) ne pouvaient se glisser. Visiblement, plus on descendait dans les entrailles du vaisseau, plus les fluctuations devenaient fortes et cela grillait ces fameux colibris. Ainsi, nous apprîmes à connaître le vaisseau entier, en le réparant, en déblayant les crasses agglutinées depuis de nombreux siècles.

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Le premier chantier fut bien entendu la salle de contrôle. C’était là que tout se jouait, ou presque, pour que tout le reste du vaisseau fonctionnât.

Quand cela fut réglé, nous dûmes passer aux choses plus sérieuses et nous rendre dans les soutes où étaient stockées les réserves de carburant que nous enfournions ensuite dans des sas de contention. C’est à partir de ces sas que l’énergie du carburant se diffusait dans tout le Matkustaja, c’était grâce à cette énergie ainsi dispersée que le vaisseau retrouverait une autonomie essentielle à son décollage.

Njörd avait analysé les environs et avait prévenu : le premier essai de décollage devrait être le bon parce qu’il n’y avait quasiment plus d’énergie à l’extérieur, hormis chez l’intouchable Cerveau, le chef des robots fous. Njörd disait qu’il finirait par imploser et que l’énergie qu’il libérerait alors raserait ce monde. Njörd affirmait que cette catastrophe était imminente et que, donc, il fallait se dépêcher d’achever les réparations. Pour cela, il fallait que le cœur du Matkustaja se remette à battre. Nous nous occupâmes d’abord des machines à fusion, dont la salle était pleine de brume, suite à une fuite, que nous colmatâmes à grand-peine.

Ensuite, nous devions nous attaquer au Coeur.  Mais, jusqu’à présent, la porte qui permettait d’y entrer était restée coincée. Des colibris « déssoudeurs » y travaillaient sans relâche. Quand, enfin, la porte céda, Njörd eut besoin de notre intervention pour réactiver le générateur, qui ne répondait plus électroniquement. Ce fut long, entrecoupé d’un nombre incalculable d’errances chromatiques. Fine me paraissait épuisée. Du côté de Sergent Major et moi, c’était déjà un peu plus brillant. Nous voulûmes, par conséquent, que Fine reste de côté, mais elle insista pour nous épauler.

J’aurais dû. Nous aurions dû.

Mes entrailles crient encore de ne pas avoir agi, ou réagi. Quand Fine, une fois que nous fûmes remontés, s’écroula devant nous, je restai figé, croyant d’abord à une simple chute. Puis, voyant qu’elle ne se relevait pas, j’accourus vers elle. Ses yeux étaient grand ouverts, sa bouche pincée. Elle ne parvenait pas à déglutir et des larmes roulaient sur son visage d’une pâleur de poussière de craie.

« C’est bien », articula-t-elle tandis que j’approchais mon oreille de sa bouche, pour mieux l’entendre.

 » Ne parle pas, répondis-je. Ou si, dis-moi plutôt ce que je dois faire !

– Il est trop tard pour moi. Je suis vidée de toute énergie et ce monde n’en a plus. Rien ne peut  m’aider, Mainblanche. Rien.

– Mais…

– Tu n’y peux rien. Quand le robot a vidé sa mémoire en moi je suis devenue comme une batterie trop pleine, parce que ma mémoire l’est, qui s’épuise à toute vitesse. Je suis… (sa voix sembla se diluer dans mon épaule) en fin… de… batt… »

Fine se tut un court instant. Je ne sais comment, elle parvint à reprendre une longue goulée d’air avant d’expulser dans mon oreille un clair et vibrant : « Tu mérites un monde meilleur, Mainblanche, tu mérites de retrouver la vie ».

Puis ses yeux se ternirent. Puis son corps se relâcha.

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Fine venait de partir. En larmes, je tentai un massage cardiaque de la dernière chance. En larmes, j’invoquai Njörd, je l’implorai d’agir. Mais elle me renvoyait sans cesse, d’une voix neutre :

Sujet décédé / Sujet décédé / Sujet décédé / Sujet décédé / Sujet décédé / Sujet décédé / Sujet décédé / Sujet décédé / Sujet décédé / Sujet décédé / Sujet décédé / Sujet décédé / Sujet décédé / Sujet décédé / Sujet décédé / Sujet décédé / Sujet décédé/

Ad nauseam.

En larmes, l’ombre d’un Sergent Major effondré derrière moi, je restai longtemps penché sur le visage de Fine, qui continuait de sourire derrière le masque.

C’est la fin de mon histoire.

Après le décès de Fine, après que nous l’eûmes incinéré lors d’une cérémonie que Njörd ponctua d’un joli poème, Sergent Major et moi, sans vraiment d’entrain, continuâmes le travail. Fine aurait détesté que nous abandonnions. Vint alors le moment où l’intelligence du vaisseau nous déclara que nous pouvions mettre les voiles, que nous pouvions quitter ce monde en déliquescence.

Oui. Mais sans Fine. Sans Fine. J’en pleurais tous les jours. Et je me posais cette question toute simple : Sans elle, pourquoi partir ? Elle avait été notre guide, le moteur de cette expédition. Mon moteur.

Fine m’aurait tancé. Et elle aurait eu raison, parce que Fine avait réalisé un vrai miracle : me ramener à la vie. Alors, oui, quand je regarde les événements récents – ceux qui me conduisirent ici – et moins récents, quand je les mets bout-à-bout comme les pièces d’un puzzle abîmé, je pense à une seule chose, avec beaucoup de nostalgie : il est loin, l’Âge d’Or. Il est loin et c’est très bien malgré tout.

Une nouvelle page s’ouvre.

Je sens que le vaisseau décolle. Njörd vient de nous en informer.

Le regard trouble, avec le visage de Fine en tête, j’observe d’un hublot crasseux le sol rapetisser.  Je ne perds pas une miette du spectacle, parce que maintenant, Fine, je suis tes yeux. Et tes yeux, je suis bien placé pour le savoir, là où ils voient, font fleurir la vie.

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FIN.

à la mémoire de mon père, Joseph Dollo.


Les textes comme les images sont (c) Thomas Geha et de ce fait sous l’ignoble joug du droit d’auteur. Il est néanmoins autorisé de partager, tant que les sources sont citées.

Si vous souhaitez recevoir directement par mail mes « Suites Apocalyptiques », c’est possible ! Il suffit de s’inscrire en envoyant un mail à thomasgeha@gmail.com.

(Suites Apocalyptiques est une série de courts textes d’ambiances apocalyptiques publiés sur mon blog, pour le faire (re)vivre un peu, à raison d’un à deux textes par semaine) (Just for fun comme on dit) ; du texte, juste du texte, pas d’image, sauf beaucoup ici, pas d’enjolivement, sauf beaucoup ici, juste ce qui passe par la tête, ou presque)

          

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À propos de Thomas Geha


8 responses to “Suites Apocalyptiques (18) Une apocalypse Playmobil (dernier épisode)

  • Dionysos

    Bien triste cette fin. 😥

  • arnaudboutle

    Tout ça est bien senti. Le jeu littéraire et le jeu tout court. Il reste intriguant de rechercher ce qui est venu des images et ce qui est venu de toi. Ça semble plus personnel encore que les autres suites. Merci !

    • Thomas Geha

      Merci mon Nono 🙂
      Effectivement, c’est plus personnel que le sujet ne le laisse paraître. Disons que mettre en scène ces playmobils à l’endroit où cela a été mis en scène, c’était une façon comme une autre d’oublier un peu le poids de ce que je faisais, à savoir ranger le hangar de mon père (qui regorge d’objets hétéroclites, anciens comme neufs), et une façon certaine de rendre hommage à ce que fut sa vie, son travail et ses passions.

  • Thomas Geha

    Commentaire de Noémie B. reçu par mail, diffusé ici avec son autorisation :
    Comme à chaque fois, je suis happée par ton style d écriture – et là, je me dois d’avouer deux choses :
    1. Oui, j’ai une mémoire de poisson, entre 2 épisodes Playmobils, j’ai eu le temps d’oublier la musicalité de tes phrases.
    2. Oui, bon, la poésie et moi ça fait 3, du coup j’ai eu du mal à rentrer dans une ou deux de tes autres suites… j’ai donc toujours une préférence pour celles en prose de plus de 10 lignes!
    Mais voilà, me demande pas pourquoi, le style que tu as employé ici me rappelle mes peluches de mon enfance – quelque chose de doux et réconfortant. Le sujet pourtant n’a pas l’air de s’y prêter – de premier abord seulement, parce qu’une fois le décors apocalyptique mis de côté, on parle quand même du retour à la vie d’un personnage, d’espoir!

    J’ai adoré l’originalité du point de vue playmobilien (et les humains playmobiloïdes!), le mélange photo/texte qui donne au suport du blog toute sa légitimité et son originalité, ainsi que l’idée des anomalies chromatiques. Le vaisseau qui ne se répare pas en un tour de main est aussi appréciable (j’en garde l’idée d’une ellipse facile, sans me souvenir précisément du ou des romans qui en auraient abusé). La fin tragique de Fine, à un moment où le lecteur se dit « bon, ça y est, encore une happy end classique », surprend (j’aime être surprise!), ajoute en profondeur au récit – et je crois que la conclusion est mon passage préféré, alors que c’est souvent ce qui me plaît le moins dans les histoires!
    Si je veux titiller, j’aurais peut-être aimé un peu moins d’action/de batailles pour mieux comprendre les sentiments des protagonistes (ça doit être l’influence des nouvelles de Mélanie Fazi que je lis en ce moment et qui sont très fortes là-dessus!).

    En tout cas, tes nouvelles sont comme des bonbons : des gourmandises à croquer quand nous prend l’envie! (Qui plus est facilement lisables sur le téléphone dans les transports!). Ma préférée reste celle de la dame et son labyrinthe multi-dimensionel : si je ne me souviens pas du titre, l’histoire, le style, l’ambiance, la situation en elle-même et la chute (du chat!) m’ont vraiment plu!

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