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revue de presse : Flammagories

y'a du latin sous les orteils !

Quelques chroniques de l’anthologie Flammagories tombent en ce moment, suite à un partenariat avec le site blog’o’book. Elles sont plutôt bonnes dans l’ensemble. Sur les trois chroniques, deux parlent de ma nouvelle Sumus Vicinae. L’une en bien, l’autre pas (c’est d’ailleurs la première fois que j’ai un mauvais retour sur ce texte).

Je vous suggère donc de suivre les liens ci-dessous :

Flammagories sur Lovebooks. (avis négatif)

Jane is my wonderland. Où j’ai une « mention spéciale ».

Le Monde de Mara.


What’s up ?

Quelques news en vrac, parce que je n’ai hélas que très peu de temps en ce moment…

Tout d’abord, commençons par le lourdddddddd : le sabre de sang tome 2 est officiellement terminé et sortira fin mars comme prévu initialement (sisi, reportez-vous à la fin du tome 1). Il pèse pour l’instant, car il est en phase de direction littéraire et ça risque donc de changer, 465000 signes, soit 78000 mots. A ce jour, il s’agit de mon roman le plus épais, le plus dense aussi et, je l’espère, le plus abouti. Tous les ingrédients du tome 1 sont là : action, personnages hauts en couleurs, un zeste de magie, de l’exotisme. Du moins, c’est ce que j’ai essayé de faire. Les fils de l’intrigue, lancés dans le tome 1, sont normalement reliés et forment une tapisserie complète. A savoir que ce tome-ci boucle, comme prévu, définitivement le cycle. Définitivement ? Pas sûr 🙂 avant la sortie officielle du tome 2, je vous proposerai ici-même une nouvelle située dans l’univers du Sabre de Sang. Elle mettra en scène un personnage secondaire du tome 2. A part le personnage, je vous rassure, pas trop de risques de spoilers. En tous cas, patience, elle arrivera fin janvier ou début février ! Le Sabre de sang tome 2, je l’ai déjà dit, sera accompagné de la réédition du tome 1. Une édition révisée, mais, contrairement à ce que j’ai pensé faire un moment, pas modifiée. Les changements seront avant-tout stylistiques. Il n’y aura aucun rajout de scène. Les détenteurs du premier volume ne seront pas obligés de racheter le tome 1. Mais les complétistes, ou les fous, pourront tout de même y jeter un œil car la couverture du premier volume sera totalement refaite pour l’occasion. Cette version révisée sortira en même temps que le tome 2. Autre bonne nouvelle, évidemment, plus besoin de ramer pour trouver mes deux romans : mon éditeur a rejoint le giron du diffuseur/distributeur Harmonia Mundi. Vous pourrez donc trouver mes romans dans n’importe quelle librairie française.

Pour ce qui est des autres nouvelles :

 

Thomas Geha inside !

Je confirme, pour ce mois-ci, la sortie de Mécanique de ta disparition dans  Brins d’éternité, une belle et reconnue revue québécoise. La revue est commandable via leur site. Ma nouvelle est totalement inédite, même si je l’ai rédigée il y a déjà plusieurs années. Par contre, je l’ai totalement retravaillée. Elle raconte l’histoire d’un homme, à Rennes, dont la femme a mystérieusement disparu. Tous les jours, il se met à arpenter la rue où elle a été aperçue pour la dernière fois… Je tiens à remercier l’équipe de la revue, ainsi que Kalys, pour m’avoir donné l’opportunité de m’exporter ainsi. D’ailleurs, pour les amis d’outre-atlantique, je signale que le Sabre de Sang tome 1 est disponible au Canada grâce à Harmonia Mundi…

J’ai aussi reçu, hier, mes exemplaires de Dimension Jimmy Guieu. Le recueil contient ma nouvelle, la ballade de Yuln. Cette nouvelle, semi-parodique, est une histoire de zombies un peu particulière. Comme je l’ai déjà dit, un mélange de Shaun of the dead et de Jimmy Guieu, mâtiné de culture des années 80. Les amateurs du genre peuvent l’apprécier sans avoir lu du Jimmy Guieu, bien-sûr, même si évidemment avoir déjà compulsé un ouvrage de Jimmy reste un avantage certain, je l’avoue aussi  ! L’anthologie, dirigée par l’excellent Richard D. Nolane, est disponible à la vente sur le site des éditions Rivière Blanche !

Je garde le plus « décalé » pour la fin. J’étais indirectement nominé pour le très potache et controversé prix Razzie de la revue Brifost (le prix du pire de 2010) avec l’anthologie jeunesse Il était 7 fois. Grand bien me fasse, ce prix m’a toujours laissé, soit indifférent, soit avec un petit sourire  amusé en coin, ça dépend des années. Indifférent parce que ce prix est composé d’auteurs ou éditeurs, qu’ils tapent forcément sur la concurrence, rarement sur eux-mêmes, bien que ça arrive parfois. Je n’ai rien contre.  On ne prend pas l’exercice au sérieux, donc. C’est le jeu de ce milieu pas toujours très sain. Parfois je trouve les jurés assez courageux de taper sur les autres, quitte à se faire haïr (et ça marche), parfois je les trouve relativement douteux parce qu’ils traînent derrière eux des relents de jalousie, de règlements de comptes personnels (dont certains sont tellement personnels qu’on n’y comprend rien), et une forme d’élitisme de salon mondain qui, à mon sens, nuit à l’évolution des littératures de l’imaginaire – pour ne pas dire la Science-Fiction. Après ce genre de lecture, comment ne pas comprendre ceux qui jugent nos littératures favorites comme de simples lectures pour gamins de cours de récrés ? Comment, pourtant, ne pas trouver cela étonnant quand ces razzies viennent  de ceux qui, soi-disant, essaient de faire de nos littératures de genre un espace de culture sérieux, appliqué, littéraire, exigeant, qualitatif  (d’autant que je conviens avec plaisir de la qualité globale de leurs catalogues, que j’ai largement soutenus quand j’étais libraire) ? De la simple dérision/auto-dérision ? J’y crois de moins en moins. Car le ton s’est durci (1) (la crise du livre est bel et bien là sans doute), l’humour n’y est plus trop. De potache, il devient légèrement vulgaire et insultant. Il était 7 fois y est taxée de « merde » qu’il est intolérable de donner à nos enfants même s’ils ont parfois l’habitude de « manger leurs excréments ».  Cette fois-ci le couteau souhaite bel et bien mordre la chair, cette fois-ci il n’est pas en plastique avec un bout arrondi. Bien, je sais qu’il est de bon ton de taper sur les micro-éditeurs (2), ces salauds  d’amateurs – dont je suis – qui bouffent 400 lecteurs potentiels à de vrais éditeurs, et certains ne s’en privent pas. C’est dur la vie. Pour tout le monde.  Soit. Honnêtement, je me fiche d’être dans les razzies, ça m’amuserait d’y être si j’y étais personnellement nommé et si le ton n’était pas aussi limite, mais j’ai du mal à voir le travail d’une éditrice sérieuse et appliquée, tout comme peuvent l’être les rédacteurs des razzies dans leurs propres maisons d’édition, bafoué à ce point, ainsi méprisé. Point à la ligne.

Pour le reste, rien à signaler. Aucune nouvelle chronique d’Arcanes à se mettre sous la dent, mais j’ai cru comprendre que l’anthologie se vendait correctement.

Une fois les corrections du Sabre de Sang 2 finies, j’attaque la fin de mon space-opera à paraître en novembre chez Rivière Blanche. Puis le polar. Puis mon uchronie fantasy consacrée à la Bretagne, sous le règne de la célèbre Anne.

Rendez-vous bientôt pour la nouvelle que j’ai promis en février !

Thomas

 

(1) Je peux très bien accepter un ton dur. A titre d’exemple, la critique du Sabre de Sang 1 dont je suis le plus content,  alors qu’elle n’est pas la plus élogieuse de toutes, est signée Gilles Dumay… dans Bifrost. Pourquoi ? Parce qu’entre quatre ou cinq vents bien envoyés, il y a aussi quatre ou cinq lignes qui touchent du doigt exactement ce que j’ai à améliorer dans mon écriture. Ce que j’ai tenté d’appliquer au tome 2, d’ailleurs. Pas de problème avec ce ton, donc, si l’argumentation suit. Ce qui n’est évidement jamais le  cas avec les razzies. Surtout pas les dernières en date.

 

(2) je généralise mon propos : il est évidemment plus facile de taper sur les petits-petits et d’en faire les coupables désignés des maux qui secouent le monde du livre actuellement, plutôt que de chercher de vraies solutions aux vrais problèmes. Les petits ne sont qu’un écran de fumée, un leurre facile, qui cache les lacunes de certains, ou les protège en partie du courroux des financiers de certaines maisons d’édition (« regardez patron ! c’est de leur faute, ils dispersent le lectorat! »). Les gros éditeurs, les pros de pros, cependant, devraient regarder leur porte-monnaie bien plus fourni et s’en servir à bon escient parce que, même vide, il est bien plus rempli que celui des petits-petits. Leur auto-critique n’est pas suffisante. Leur champ d’action est pourtant largement supérieur. Mais leurs échecs sont d’autant plus cuisants… dure la vie, je disais.


Il était 7 fois.

 

contient "Caroline, la première girafe"

Comme une publication dans le mois ne suffit pas (par contre je peux ne pas en avoir pendant 11), vient de paraître mon premier, et peut-être dernier (!), conte jeunesse. Il s’appelle « Caroline la première girafe », et vous pouvez le retrouver dans l’anthologie parue chez Argemmios, Il était 7 fois. Voici un conte qui aura mis du temps à paraître. Écrit en 2005, il aurait dû paraître en album solo mais, pour des raisons de coût et d’illustration, il s’est finalement retrouvé dans ce beau collectif où ma plume côtoie celle, entres autres, de Sophie Dabat, Pierre Gévart, Karim Berrouka (excellent son éléphant Alphonse Danlta !). Toutes les illustrations intérieures sont de mon pote Arnaud Boutle. Et elles sont magnifiques. Quant à la sympathique couverture, elle est due au coup de pinceau de Mathieu Coudray.

Vous pouvez trouver une première chronique de l’album ici :

YOZONE – Il était 7 Fois.

Mais vous pourvez surtout l’acheter ! Après tout Noël approche, non ?

Thomas