Archives de Tag: Jean-Claude Dunyach

Prix Rosny aîné 2013 pour Les Tiges !

J’ai le plaisir d’annoncer ici que ma nouvelle Les Tiges, parue dans l’anthologie Destination Univers chez Griffe d’Encre – rappelez-vous, c’était l’anthologie officielle du salon Zone Franche de l’année dernière – , a obtenu le prix de la meilleure nouvelle SF de l’année au Prix Rosny aîné. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est le prix public de la SF francophone. Cette année, le prix était remis à Aubenas, lors de la 40ème convention nationale de Science-Fiction, où je me suis d’ailleurs rendu. J’ai donc pu récupérer une magnifique statuette designée par le grand Caza ! Mon texte est arrivé ex-æquo avec RCW, l’excellente nouvelle d’Ayerdhal avec qui, donc, je partage le prix (et avec grand plaisir).

En tout cas, mille mercis aux votants du premier tour, et à ceux du tour final à la convention.

Un grand merci aux organisateurs de cette convention, c’était ma toute première, et j’ai vraiment passé d’excellents moments là-bas. Une expérience que je retenterai très certainement !

Enfin, mille mercis aussi à mes éditrices (Menolly et Magali Duez), et mes deux anthologistes, Jean-Claude Dunyach et Jeanne A. Debats.

Un petit aperçu de la statuette (celle aux teintes cuivrées, l’autre est celle de Laurent Genefort, lauréat dans la catégorie romans avec Points Chauds) :

photo rosnyLa photo est (c) Amélie Ferrando (que je remercie au passage!)

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Destination Univers dans la Bibliothèque Orbitale.

Cette semaine, le podcast de Philippe Boulier s’est intéressé – entre autres – à Destination Univers, l’anthologie de space-opera dirigée par Jean-Claude Dunyach et Jeanne-A Debats (Griffe d’Encre éditions), qui contient ma nouvelle Les Tiges. Lire la suite


Convention ImaJn’ère, CR

Très franchement, je suis parfois un ours – qui a dit toujours se dénonce, et vite ! – et simplement sortir de ma grotte ressemble à un effort plus intense que franchir dopé à vélo (pardon pour le pléonasme) le col du Tourmalet. Ça c’est quand je travaille. Je sors de plusieurs mois sans avoir vu les lumières du jour ou presque. J’ai beaucoup vu la nuit par contre. Mais bon, il se trouve que j’ai fini le Sabre de Sang 2, que j’ai attaqué d’autres projets, mais que, cette fois-ci, j’essaie de faire plus attention à mon planning et de retrouver un rythme de vie plus… normal. La preuve, je me suis levé à 8h ce matin, une véritable anomalie.

Voilà pourquoi je voyais d’un bon œil la reprise des salons/festivals (encore faut-il être invité quelque-part… certes), qui permettent d’évacuer beaucoup de choses, de bouger un peu, de se vivifier les sangs quoi ! Le weekend dernier j’ai donc été invité à Angers à la première convention ImaJn’ère, du nom de l’association qui gravite autour de la magnifique librairie Phénomène J. Bon, à la base j’étais invité seulement le vendredi, mais vous savez comment sont les Bretons : ils trouvent un endroit qui semble leur convenir, ils s’incrustent. Je suis donc resté aussi le samedi.

Le vendredi matin – enfin il était plus midi – nous nous retrouvons, avec David S. Khara et Lionel Davoust,  au Knock, brasserie qui est en réalité la dépendance culinaire du dernier cité. Après quelques bons mots forcément très intelligents, nous récupérons nos sandwichs et montons dans la voiture de David. On dirait que ça devient une sorte de rituel. D’ailleurs, à chaque fois les trajets passent très vite, on blablate tellement que l’Association des Commères de Quartiers a porté plainte pour concurrence déloyale…

On s’arrête manger sur un parking de grande surface. On blablate encore. On repart. Et on arrive enfin à Angers. J’y étais déjà allé, une fois ou deux dans le passé. Mais je n’en retenais pas grand-chose, hormis le fait que c’était une jolie ville ET une ville où dégorgeaient les ordures sur les trottoirs… de ce point de vue, ça m’a tout l’air d’être un peu mieux. En réalité, Angers ressemble un peu à Rennes. Ville un peu bourgeoise, certes, très agréable à parcourir à pied. Beaucoup de belles maisons à encorbellements, de longues terrasses prises d’assaut en raison du soleil au rendez-vous, des rues nombreuses, courtes, qui donnent une impression de mini-labyrinthe. De belles filles partout – le soleil – la mer (ah non, pas la mer, mais je crois avoir vu une fontaine). Lionel, David et moi on est d’accord. Angers, c’est pas mal cool en fait.

On trouve très vite la Tour St Aubin, magnifique bâtisse médiévale. D’autres la racontent mieux que moi, je n’y reviens donc pas. La pièce d’accueil du salon ImaJn’ère est petite, fraîche, agréable. Nous y rencontrons enfin notre hôte : Jean-Hugues Villacampa, boss de Phénomène J et – je crois – président de l’asso ImaJn’ère. Très sympa, vivant, gouailleur, il nous reçoit comme des amis de longue date. On fait d’ailleurs la connaissance d’une bonne partie de l’équipe, dont Antoine – dit aussi Artikel -, Justin, Arnaud, Patrice (Patrice Verry, l’autre homme au chapeau, bien plus connu encore que le loup blanc), etc. Certains invités sont déjà là, et d’ailleurs la convention a débuté depuis deux jours déjà. Après avoir acheté quelques livres, je rejoins ma table. Je dédicace à côté de Caza. Caza, d’une gentillesse et d’une simplicité incroyables, dédicace à côté de moi. Suis un peu intimidé. Imaginez que je choisissais la plupart de mes lectures, ado, en fonction de ses illustrations. Je lui confie d’ailleurs que pendant un certain temps je n’ai pas pu acheter Face aux feux du soleil d’Asimov… et puis il me dédicace deux exemplaires de l’anthologie éditée par l’association ImaJn’ère. Ensuite, après avoir signé deux ou trois livres,  Jean-Hugues nous envoie au paradis : il nous fait découvrir la labyrinthique Phénomène J, une boutique de romans d’occasion (et un peu de neuf) comme j’en ai rarement vu ! SF, Polar, littérature G, BD, les salles regorgent de trésors, et je ne me fais pas prier pour en saisir un ou deux au passage. Comme les trois tomes de Dorsaï de Gordon Dickson, première fois que je les trouve d’un seul coup et, surtout, en si superbe état pour un prix dérisoire. Jean-Hugues nous fait aussi découvrir ses caves (j’ai bien dû sortir une blague vaseuse là-dessus genre « déjà ? »), nous explique qu’elles se reliaient par des souterrains à une belle maison quelques centaines de mètres plus loin. Bon, la cave regorge aussi de trésors. De cartons. Pleins. Jean-Hugues ne sait même plus ce qu’il y a dedans, parfois… nous remontons, disons au-revoir à Emerance, très sympathique bibliothécaire d’Angers qui s’occupe de Phénomène J en bénévole pendant la durée de la convention.

De retour sur le salon, je retourne dédicacer. Je rencontre plusieurs lecteurs, dont un qui s’est déplacé spécialement pour me rencontrer (il est donc arrivé avec tous mes romans, ça fait super plaisir !). Sylvie Denis débarque, aussi. Roland Wagner n’arrive, lui, que le soir ; j’ai d’ailleurs déjà craqué pour son nouveau roman, Rêves de Gloire, à paraître aux éditions l’Atalante. S’il n’y a pas énormément de passage, il n’y a que des gens de qualité, et l’après-midi se déroule sans fausse note, dans la bonne humeur. David Khara dédicace plein d’anthos ; ça se voit qu’il commence à être malheureux à l’idée de ne pas revenir le lendemain !

D’autant que la soirée sera vraiment formidable. Invités chez les Villacampa, nous découvrons l’adorable Carmen, épouse de Jean-Hugues, Sylvie, qui a fini par magnétiser mon épaule coincée, et tous les autres déjà rencontrés pendant la journée. 14 personnes autour de la table dressée pour l’occasion. Apéritif local – j’en ai bu deux puisque j’ai hérité du verre de David Khara. Quelqu’un me souffle à l’oreille : « fais gaffe quand même, parce que tu vas voir, ça casse grave ce truc ». Ah bon ? Je croyais que c’était du jus de fruits… très bon cela dit ! Bref, je me retrouve à côté de Sylvie et Lionel. Caza n’est pas très loin. Les discussions passionnantes s’enchaînent tellement vite que je suis déjà en train de reprendre de la paella pour la deuxième fois. Il faut dire qu’elle est succulente. Les discussions se poursuivent aussi dehors, avec les fumeurs ; les histoires hilarantes de David K attirent de toute façon très vite les non-smokers.  Vraiment, une soirée inoubliable dont il reste un fragment évanescent, que d’aucuns comparent déjà à la nouvelle Cène. Je vous livre ce document.

La Nouvelle Cène

(c) photo : ImaJn’ère

Bref, tout le monde part se coucher. David, qui doit se rendre au salon de Montaigu le lendemain, serait bien resté, tant l’ambiance d’ImaJn’ère est excellente, et les gens rencontrés vraiment tous adorables.

Comme la barre avait été placée très haute la veille, il était difficile de faire mieux le samedi. Qui plus est, Lionel et moi, nous prenons le train en soirée. Néanmoins, nous retournons, après un monumental petit déjeuner, à la Tour St-Aubin. J’y retrouve Roland Wagner, très en forme, qui me dédicace Rêves de Gloire. Nous restons sur place pendant une heure ou deux, toujours dans la bonne humeur, puis allons manger avec Jean-Hugues, Arnaud Cuidet (spécialiste de jeux de rôles géniaux), et Bruno, frère de Jean-Hugues, dans un kebab angevin, sous le soleil. Discussions agréables, rue passante. On y resterait bien, même si je suis visiblement le seul à apprécier les effets directs du soleil sur la peau… Pour digérer, petit tour à Phénomène J, où nous retrouvons une Emerance toujours fidèle au poste, puis nous retournons Tour St-Aubin.  Nous y faisons la connaissance (enfin j’y fais) du fameux Guillaume dit « Traqueur Stellaire », un blogueur de plus en plus suivi et, ma foi, très sympa. Il est accompagné de son amie, tout aussi agréable. Bonnes discussions, autour de Heinlein pour nous notamment. Entre fans… 😀

D’ailleurs, comme pour Lionel et moi l’après-midi est calme, nous accompagnons Guillaume et son amie à Phénomène J pour un « Traquenard Stellaire » ! Nous leur avions vendu une sorte de paradis sur Terre, je ne crois pas qu’ils aient été déçus du voyage ! Emerance aura vu défiler quelques dizaines de livres à la caisse.

Retour à St-Aubin. Oui, nous avons beaucoup fait le même trajet… ça fait du bien à mes vieilles jambes. Pour le reste de la journée, j’essaie de compléter les dédicaces sur l’anthologie ImaJn’ère. Au final, il ne doit me manquer qu’un seul auteur… il est presque temps pour moi et Lionel d’aller prendre le train. Quand alors je vois Soledad Ottone arriver. Elle s’occupe de toute la com des éditions Atalante et je la connais bien. Bizouille, tout ça, puis surgit aussi Mireille, la dynamique patronne de l’Atalante. On se dit bonjour, on discute, c’est toujours un vrai plaisir. Merdouille. Il nous faudrait une heure de plus que nous n’avons hélas pas. Mireille trouve quand même le temps, et je l’en remercie, de m’offrir un exemplaire de Rêves de Gloire et de Les Harmoniques Célestes de Jean-Claude Dunyach. On se promet de discuter plus longuement sur un prochain salon.

Nous filons au train avec Lionel, après avoir salué tout le monde. On est vraiment tristes de partir. C’était vraiment super, et je tiens à remercier toute l’équipe d’ImaJn’ère, qui a organisé cet événement. Merci, vous êtes des chefs ! Adorables.