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quoi d’neuf, doc ?

Eh bien oui, quoi de neuf ?

La librairie d'occase SF la plus classe du monde !

Je n’avais pas encore eu le temps de dire un mot sur la dédicace angevine, à Phénomène J, le samedi 2 juillet ! Une nouvelle fois, nous avons été, avec l’ami David S. Khara, formidablement accueillis par l’équipe de la librairie et les lecteurs qui gravitent autour. J’ai rencontré plein de lecteur sympas, comme Elie ou Jacqueline qui, je l’espère auront aussi passé un agréable moment ! Revu aussi mon vieux pote du collège St-Bernard (Bégard) Erwann, qui m’a fait dédicacer… quatre Sabre de Sang tome 2 pour sa famille ! Classe. David, lui aussi, a pas mal signé. Bref, l’adresse est plus que bonne, elle est incontournable pour n’importe quel auteur d’imaginaire, pour n’importe quel angevin qui se respecte, et pour tous ceux qui passent dans cette jolie ville ! Merci aussi à Jean-Hugues et Carmen pour nous avoir accueillis chez eux, comme si on faisait partie de la famille ; deux perles rares, moi je vous dis ! Merci aussi aux amis Antoine et Emérance, toujours bon pied bon oeil, et avec qui il est très facile de lier conversation. Pour des timdes comme David et moi, c’est parfait 😀

J’en profite aussi pour remercier Poème, qui a rédigé deux sympathiques chroniques du Sabre de Sang pour la Tête en l’Ère, l’organe officiel de Phénomène J !

Pour continuer sur les… nouvelles, j’ai fini un conte de noël (enfin je crois que c’en est un…) pour le compte de Destination Noël, qui sera publié sur le site de la ville de Reims aux alentours de Noël dans leur calendrier de L’Avent, sous réserve d’acceptation finale, bien-sûr, par Jacques Baudou. Le conte s’intitule « Copeaux », et raconte la relation difficile entre une jeune fille (dont les parents sont morts) et son grand-père… je vous livre un court extrait (texte provisoire) :

Et puis, bien-sûr, il y a les copeaux de bois, je n’ai pas encore parlé de cet épisode ; pardon si ma mémoire fait des vrilles, je raconte tout dans le désordre, comme si ma vie avait toujours été un brouillon, difficile à déchiffrer à l’heure de tout remettre au propre, sans compter que je n’ai jamais eu de dispositions particulières pour l’écriture. Je me sens parfois comme la Lol V. Stein de Marguerite Duras, totalement étrangère au monde, totalement incapable de le décrire objectivement et de l’appréhender, l’apprivoiser. Mais les copeaux de bois ! Oui, il faut que j’évoque cette histoire, c’est important, parce qu’il s’agit d’une des rares fois – la seule ? – où j’ai tenté une autre activité que la lecture où l’aide à la ferme. À force de voir mon Papé remplir la benne de copeaux, plusieurs réflexions me frappèrent de front. D’abord, je trouvais leur sort peu enviable : rejetés du giron du bois originel, ces modestes fétus n’avaient plus aucune importance et je les voyais comme des laissés pour compte. De simples bris qui finiraient en petit bois pour alimenter le fourneau ou la cheminée. Puis me vint l’idée, tenace et effrayante, que je leur ressemblais.

Par ailleurs, je mets actuellement le turbo pour finaliser le sommaire de mon recueil de nouvelles à paraître en début d’année prochaine… je donnerai bientôt plus d’informations sur le sujet. Et je m’attache aussi à finir, ce mois-ci, mon space-opera pour la collection Rivière Blanche (parution en fin d’année).

Thomas


Attention d’Angers !

Oui, le jeu de mot est minable mais que voulez-vous, je suis légèrement fatigué aujourd’hui… bref, tout ça pour vous rappeler, chers amis qui suivez ce blog, que je serai en dédicace demain à Angers, à la célèbre librairie-bouquinerie Phénomène J. Début des hostilités à 15h30 ! J’y serai en compagnie de mon pote David S. Khara, qui signera quant à lui sa nouvelle mouture ô combien conseillée des Vestiges de l’Aube (ed. Michel Lafon).

Par ailleurs, une nouvelle chronique du tome 2 du Sabre de Sang vient de tomber sur Book en Stock, due à la plume D’Emma Phooka. Merci à elle pour son enthousiasme ! J’espère que cette chronique vous mettra l’eau à la bouche !

Emma a adoré le Sabre de Sang 2 ! Youpie !


critiques, news, rencension, Imaginales…

Me voici donc revenu des Imaginales, dans un état de fatigue déplorable mais peu important au regard du plaisir que ce festival procure. J’ai passé d’excellents moments, quelques-uns moins bons aussi comme mon premier café littéraire assez catastrophique – j’ai beau écrire des histoires de sabres, ça ne signifie pas que je sois un spécialiste du domaine, heureusement donc que Ange, Pierre Pével et Ellen Kushner ont fait le boulot. Bref, j’ai donc revu beaucoup de monde, beaucoup d’amis (ah, mes retrouvailles avec Nicole Noël, Jean-Claude Vantroyen et Jacques Baudou sont toujours géniales par exemple !), rencontré de nouvelles têtes… Point de vue signatures, si cela n’a pas été catastrophique (une quinzaine de dédicaces), cela n’a pas été terrible non plus ; difficile quand on est « coincé » entre Lionel Davoust, Peter Brett, Fabien Clavel et Justine Niogret !  Néanmoins, quelques jolies rencontres avec des lecteurs suffisent à mon bonheur et puis, de toute façon, être présent sur ce magnifique festival est déjà une forme de victoire en soi – je ne m’étendrai pas sur le sujet… je regrette de n’avoir pas rencontré certaines personnes, faute de pouvoir mettre un visage sur un nom, mais ce sera pour une prochaine fois.

Bref, les Imaginales, c’est bon, mangez-en.

Du coup, quand on s’absente quatre jours alors qu’un de ses romans vient de sortir, il y a forcément un peu de retard à rattraper…

On commence par l’excellente librairie Phénomène J à Angers qui dans sa lettre officielle « La Tête en L’ère » chronique le premier tome du Sabre de Sang. Merci à Poème pour son engouement ! Et je rappelle que je serai à Angers pour dédicacer mes bouquins le samedi 2 juillet dans ce dangereux endroit de perdition !

Le sabre de sang 1 chroniqué par Poème. Cliquez sur l'image !

Ensuite, j’ai pu découvrir que le magazine Bretons avait consacré une sympathique notule au Sabre de Sang 1 & 2. J’espère que leurs lecteurs auront envie de franchir le pas !

Le mag Bretons chronique le Sabre ! Cliquez pour agrandir !

Le site ActuSF propose, lui, de suivre en MP3 les conférences des Imaginales. La deuxième à laquelle j’ai participé – et qui était très sympa je trouve – est désormais en ligne. Elle s’intitule « Écrire du roman d’évasion, est-ce mal ? »

café littéraire avec Bibi, Cristina Rodriguez, Elisabeth Vonarburg et Geneviève Chauvel.

Enfin, j’ai eu la surprise – heureuse – de découvrir que le Sabre de Sang était en ce moment coup de coeur de la célèbre et prestigieuse librairie Le Failler à Rennes. Merci à Sandrine, la libraire, qui en a fait une petite chronique ! Qui plus est, vous noterez que je suis en bonne compagnie puisque leur autre coup de coeur fantastique du moment n’est autre que NarcoGenèse d’Anne Fakhouri. L’ayant lu, je ne peux qu’approuver, ce roman est superbe.

Le Sabre de Sang, par la librairie Le Failler ! Cliquez sur l'image !


Convention ImaJn’ère, CR

Très franchement, je suis parfois un ours – qui a dit toujours se dénonce, et vite ! – et simplement sortir de ma grotte ressemble à un effort plus intense que franchir dopé à vélo (pardon pour le pléonasme) le col du Tourmalet. Ça c’est quand je travaille. Je sors de plusieurs mois sans avoir vu les lumières du jour ou presque. J’ai beaucoup vu la nuit par contre. Mais bon, il se trouve que j’ai fini le Sabre de Sang 2, que j’ai attaqué d’autres projets, mais que, cette fois-ci, j’essaie de faire plus attention à mon planning et de retrouver un rythme de vie plus… normal. La preuve, je me suis levé à 8h ce matin, une véritable anomalie.

Voilà pourquoi je voyais d’un bon œil la reprise des salons/festivals (encore faut-il être invité quelque-part… certes), qui permettent d’évacuer beaucoup de choses, de bouger un peu, de se vivifier les sangs quoi ! Le weekend dernier j’ai donc été invité à Angers à la première convention ImaJn’ère, du nom de l’association qui gravite autour de la magnifique librairie Phénomène J. Bon, à la base j’étais invité seulement le vendredi, mais vous savez comment sont les Bretons : ils trouvent un endroit qui semble leur convenir, ils s’incrustent. Je suis donc resté aussi le samedi.

Le vendredi matin – enfin il était plus midi – nous nous retrouvons, avec David S. Khara et Lionel Davoust,  au Knock, brasserie qui est en réalité la dépendance culinaire du dernier cité. Après quelques bons mots forcément très intelligents, nous récupérons nos sandwichs et montons dans la voiture de David. On dirait que ça devient une sorte de rituel. D’ailleurs, à chaque fois les trajets passent très vite, on blablate tellement que l’Association des Commères de Quartiers a porté plainte pour concurrence déloyale…

On s’arrête manger sur un parking de grande surface. On blablate encore. On repart. Et on arrive enfin à Angers. J’y étais déjà allé, une fois ou deux dans le passé. Mais je n’en retenais pas grand-chose, hormis le fait que c’était une jolie ville ET une ville où dégorgeaient les ordures sur les trottoirs… de ce point de vue, ça m’a tout l’air d’être un peu mieux. En réalité, Angers ressemble un peu à Rennes. Ville un peu bourgeoise, certes, très agréable à parcourir à pied. Beaucoup de belles maisons à encorbellements, de longues terrasses prises d’assaut en raison du soleil au rendez-vous, des rues nombreuses, courtes, qui donnent une impression de mini-labyrinthe. De belles filles partout – le soleil – la mer (ah non, pas la mer, mais je crois avoir vu une fontaine). Lionel, David et moi on est d’accord. Angers, c’est pas mal cool en fait.

On trouve très vite la Tour St Aubin, magnifique bâtisse médiévale. D’autres la racontent mieux que moi, je n’y reviens donc pas. La pièce d’accueil du salon ImaJn’ère est petite, fraîche, agréable. Nous y rencontrons enfin notre hôte : Jean-Hugues Villacampa, boss de Phénomène J et – je crois – président de l’asso ImaJn’ère. Très sympa, vivant, gouailleur, il nous reçoit comme des amis de longue date. On fait d’ailleurs la connaissance d’une bonne partie de l’équipe, dont Antoine – dit aussi Artikel -, Justin, Arnaud, Patrice (Patrice Verry, l’autre homme au chapeau, bien plus connu encore que le loup blanc), etc. Certains invités sont déjà là, et d’ailleurs la convention a débuté depuis deux jours déjà. Après avoir acheté quelques livres, je rejoins ma table. Je dédicace à côté de Caza. Caza, d’une gentillesse et d’une simplicité incroyables, dédicace à côté de moi. Suis un peu intimidé. Imaginez que je choisissais la plupart de mes lectures, ado, en fonction de ses illustrations. Je lui confie d’ailleurs que pendant un certain temps je n’ai pas pu acheter Face aux feux du soleil d’Asimov… et puis il me dédicace deux exemplaires de l’anthologie éditée par l’association ImaJn’ère. Ensuite, après avoir signé deux ou trois livres,  Jean-Hugues nous envoie au paradis : il nous fait découvrir la labyrinthique Phénomène J, une boutique de romans d’occasion (et un peu de neuf) comme j’en ai rarement vu ! SF, Polar, littérature G, BD, les salles regorgent de trésors, et je ne me fais pas prier pour en saisir un ou deux au passage. Comme les trois tomes de Dorsaï de Gordon Dickson, première fois que je les trouve d’un seul coup et, surtout, en si superbe état pour un prix dérisoire. Jean-Hugues nous fait aussi découvrir ses caves (j’ai bien dû sortir une blague vaseuse là-dessus genre « déjà ? »), nous explique qu’elles se reliaient par des souterrains à une belle maison quelques centaines de mètres plus loin. Bon, la cave regorge aussi de trésors. De cartons. Pleins. Jean-Hugues ne sait même plus ce qu’il y a dedans, parfois… nous remontons, disons au-revoir à Emerance, très sympathique bibliothécaire d’Angers qui s’occupe de Phénomène J en bénévole pendant la durée de la convention.

De retour sur le salon, je retourne dédicacer. Je rencontre plusieurs lecteurs, dont un qui s’est déplacé spécialement pour me rencontrer (il est donc arrivé avec tous mes romans, ça fait super plaisir !). Sylvie Denis débarque, aussi. Roland Wagner n’arrive, lui, que le soir ; j’ai d’ailleurs déjà craqué pour son nouveau roman, Rêves de Gloire, à paraître aux éditions l’Atalante. S’il n’y a pas énormément de passage, il n’y a que des gens de qualité, et l’après-midi se déroule sans fausse note, dans la bonne humeur. David Khara dédicace plein d’anthos ; ça se voit qu’il commence à être malheureux à l’idée de ne pas revenir le lendemain !

D’autant que la soirée sera vraiment formidable. Invités chez les Villacampa, nous découvrons l’adorable Carmen, épouse de Jean-Hugues, Sylvie, qui a fini par magnétiser mon épaule coincée, et tous les autres déjà rencontrés pendant la journée. 14 personnes autour de la table dressée pour l’occasion. Apéritif local – j’en ai bu deux puisque j’ai hérité du verre de David Khara. Quelqu’un me souffle à l’oreille : « fais gaffe quand même, parce que tu vas voir, ça casse grave ce truc ». Ah bon ? Je croyais que c’était du jus de fruits… très bon cela dit ! Bref, je me retrouve à côté de Sylvie et Lionel. Caza n’est pas très loin. Les discussions passionnantes s’enchaînent tellement vite que je suis déjà en train de reprendre de la paella pour la deuxième fois. Il faut dire qu’elle est succulente. Les discussions se poursuivent aussi dehors, avec les fumeurs ; les histoires hilarantes de David K attirent de toute façon très vite les non-smokers.  Vraiment, une soirée inoubliable dont il reste un fragment évanescent, que d’aucuns comparent déjà à la nouvelle Cène. Je vous livre ce document.

La Nouvelle Cène

(c) photo : ImaJn’ère

Bref, tout le monde part se coucher. David, qui doit se rendre au salon de Montaigu le lendemain, serait bien resté, tant l’ambiance d’ImaJn’ère est excellente, et les gens rencontrés vraiment tous adorables.

Comme la barre avait été placée très haute la veille, il était difficile de faire mieux le samedi. Qui plus est, Lionel et moi, nous prenons le train en soirée. Néanmoins, nous retournons, après un monumental petit déjeuner, à la Tour St-Aubin. J’y retrouve Roland Wagner, très en forme, qui me dédicace Rêves de Gloire. Nous restons sur place pendant une heure ou deux, toujours dans la bonne humeur, puis allons manger avec Jean-Hugues, Arnaud Cuidet (spécialiste de jeux de rôles géniaux), et Bruno, frère de Jean-Hugues, dans un kebab angevin, sous le soleil. Discussions agréables, rue passante. On y resterait bien, même si je suis visiblement le seul à apprécier les effets directs du soleil sur la peau… Pour digérer, petit tour à Phénomène J, où nous retrouvons une Emerance toujours fidèle au poste, puis nous retournons Tour St-Aubin.  Nous y faisons la connaissance (enfin j’y fais) du fameux Guillaume dit « Traqueur Stellaire », un blogueur de plus en plus suivi et, ma foi, très sympa. Il est accompagné de son amie, tout aussi agréable. Bonnes discussions, autour de Heinlein pour nous notamment. Entre fans… 😀

D’ailleurs, comme pour Lionel et moi l’après-midi est calme, nous accompagnons Guillaume et son amie à Phénomène J pour un « Traquenard Stellaire » ! Nous leur avions vendu une sorte de paradis sur Terre, je ne crois pas qu’ils aient été déçus du voyage ! Emerance aura vu défiler quelques dizaines de livres à la caisse.

Retour à St-Aubin. Oui, nous avons beaucoup fait le même trajet… ça fait du bien à mes vieilles jambes. Pour le reste de la journée, j’essaie de compléter les dédicaces sur l’anthologie ImaJn’ère. Au final, il ne doit me manquer qu’un seul auteur… il est presque temps pour moi et Lionel d’aller prendre le train. Quand alors je vois Soledad Ottone arriver. Elle s’occupe de toute la com des éditions Atalante et je la connais bien. Bizouille, tout ça, puis surgit aussi Mireille, la dynamique patronne de l’Atalante. On se dit bonjour, on discute, c’est toujours un vrai plaisir. Merdouille. Il nous faudrait une heure de plus que nous n’avons hélas pas. Mireille trouve quand même le temps, et je l’en remercie, de m’offrir un exemplaire de Rêves de Gloire et de Les Harmoniques Célestes de Jean-Claude Dunyach. On se promet de discuter plus longuement sur un prochain salon.

Nous filons au train avec Lionel, après avoir salué tout le monde. On est vraiment tristes de partir. C’était vraiment super, et je tiens à remercier toute l’équipe d’ImaJn’ère, qui a organisé cet événement. Merci, vous êtes des chefs ! Adorables.