Archives d’Auteur: Thomas Geha

À propos de Thomas Geha

Ecrivain / Littératures de l'imaginaire.

« Guarden », in Galaxies spécial Verlanger

🚩Bientôt l’atterrissage de la navette Galaxies spécial Julia Verlanger. Dans les soutes, vous trouverez un texte de Thomas « oui, c’est moi » Geha, intitulé « Guarden« . Il se place dans l’univers de mes deux romans A comme Alone et Alone contre Alone, réunis dans l’intégrale Alone chez Critic en 2014. Même s’il ne faut jamais dire « fontaine & blablabla », je ne compte plus jamais revenir ensuite à cet univers. Guarden le clôt définitivement. Si vous en vouliez encore une petite dose, il faudra donc vous jeter sur ce numéro. Pour les rennais qui le souhaitent et qui ont lu et aimé ce cycle, vous pouvez (à thomasgeha[@]gmail.com) en réserver un exemplaire, que je vous mettrai de côté à la librairie (Critic bien sûr). Dans ce numéro de Galaxies, vous retrouverez également une version légèrement modifiée de la postface que j’écrivis pour la deuxième intégrale des romans l’autrice parue chez Bragelonne, Récits de la grande explosion. Et hormis cela, plein d’autres surprises, plein de textes, autour de cette autrice qui a compté dans l’histoire de notre SF française. Dossier monté par Didier Reboussin. Et, à noter aussi, la super chronique BD SF de l’excellent Fabrice Leduc.

🌊🌊🌊

« Quelques heures plus tôt, j’avais pu observer une famille de chats noir et blanc traverser la route en ligne. L’un d’eux, l’oeil mauvais, m’avait regardé. Il me disait, en substance : « si tu t’approches, je t’écorche ». Moi et ces bestioles, je ne sais pas pourquoi, ça n’a jamais été le grand amour. J’avais connu quelques Alones qui avaient fait d’elles leurs compagnes de route. Plus rarement de chiens, dont les espèces s’étaient éteintes les unes après les autres. Peut-être avaient-ils été trop longtemps les gentils toutous à leurs papas et mamans. Tant et si bien qu’ils avaient beaucoup servi de bidoche fraîche aux vrais animaux sauvages… et aux hommes qui mouraient de faim après la Grande Cata. Quant aux chats, ces indépendants notoires, ils avaient proliféré. Un chat, c’est débrouillard. Un chien élevé pour paresser dans un salon, beaucoup moins.

https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/52717517_2277347532330361_1186263580538830848_n.jpg?_nc_cat=101&_nc_ht=scontent-cdg2-1.xx&oh=3fb5a1a308f47ed97cb973aa6b8276cc&oe=5D1AA6D0

Publicités

Helstrid.

Une fois n’est pas coutume, un petit mot sur le livre d’un autre que moi 🙂

Helstrid, de Christian Leourier, une novella dans la collection Une Heure-Lumière des éditions du Bélial.

Vic supervise des ravitaillements sur la planète Hestrid, au lourd climat bien froid, tellement d’ailleurs que les -150° y sont la norme ; tellement que les humains, au fond, n’ont nulle raison d’y vivre, ni d’y aller, si ce n’est pour – éternelle soif humaine – y extraire et exploiter des ressources, des matières premières. Peu d’humains y vivent, donc, mais ils y supervisent un certain nombre de machines, d’intelligences artificielles qui, elles, n’ont pas la fragilité humaine, ni leurs états d’âmes : elles sont adaptées à cet environnement hostile, et c’est le cas d’Anne-Marie, le camion suréquipé qui conduit Vic vers un point à ravitailler en matériel et en oxygène. Puis vient la tempête imprévue, les accidents, et la course à la survie avec en point d’orgue ces dialogues étranges que Christian Léourier instaure entre la machine artificielle et la machine biologique, mais peut-être, également, entre lui et le lecteur.
Entre le temps qui s’enfuit, la nostalgie liée à un amour perdu d’un côté (Vic) et le temps qui s’écoule pour uniquement pour le sauver de l’autre (Anne-Marie), des questions se posent, à la fois pragmatiques et métaphysiques. Deux identités s’imposent, plus qu’elles ne s’opposent. L’autre est différent, et il n’est pas toujours aisé de le comprendre, ou alors, cela se fera d’une façon qui pourra surprendre, voire glacer. Et la froide Helstrid vous donnera vraisemblablement une réponse, pour la très modique somme de 8,90€.