La nouvelle, laboratoire du démiurge.

cache cacheLa nouvelle : le laboratoire du démiurge.

Depuis quelques temps, je vois passer des articles, podcasts, interviews, etc., qui traitent d’un sujet que j’ai, moi-même, plaisir à explorer en tant qu’écrivain et cela même si au fond je le pratique peu : je parle bien entendu de la nouvelle. La nouvelle, ce type de création littéraire peu apprécié, en apparence, des lecteurs (néanmoins les succès, même relatifs, d’un recueil comme La Ménagerie de papier de Ken Liu, des nouvelles – ou novellas – publiées dans la collection Dyschroniques du Passager Clandestin, de celles désormais publiées au Bélial dans la collection Une Heure-Lumière, des recueils chez Mirobole ou Dystopia, peuvent venir contredire cette apparence) mais prisée des apprentis écrivains, voire des écrivains chevronnés. On le dira tout net : en théorie, pour un écrivain déjà correctement installé la nouvelle ne paie pas (mon maxi, 600€, une fois) et il paraît dès lors évident que celui-ci s’orientera très vite, guidé par la raison (ou par goût bien sûr, tous les écrivains n’aiment pas écrire des nouvelles), vers des récits plus longs capables de lui apporter une plus forte rémunération, une exploitation et une durée de vie en librairie plus longues ; dans ce dernier cas, pour une excellente raison : les revues sont plus rapidement périssables que les romans. Une revue paie l’auteur au forfait, publie son numéro, mais une fois que le numéro a paru, il ne devient pas (ça peut) un ouvrage de fond que les libraires recommandent, conservent en rayon. Dès lors, le texte a de fortes chances de tomber dans l’oubli, sauf coup de chance qui le fera reprendre en recueil. Qui plus est, l’auteur ne perçoit pas – ou alors c’est très rare – de pourcentage sur les ventes du numéro de la revue qui contient sa nouvelle. Autant d’arguments qui font qu’un auteur, a priori, va se diriger vers le roman, forme noble de la fiction des XIXème, XXème et de ce début du XXIème siècle. Rappelons que le roman n’a pas toujours connu cette gloire. Le théâtre l’a déjà supplanté. Je ne vais pas me lancer dans une révision de notre histoire littéraire, ce n’est pas mon propos, il suffit d’ouvrir google, de taper de mots clefs adéquats et vous trouverez sur ce sujet toute la documentation que vous voudrez. L’important, c’est que la nouvelle est devenue l’amie essentielle de l’auteur débutant depuis longtemps, qu’Internet et les réseaux sociaux ont largement amplifié le phénomène grâce à la facilité déconcertante qu’a le débutant à diffuser ses œuvres – même si de façon assez logique l’audience reste globalement confidentielle. Fanzines, webzines, forums d’écriture en tout genre ont fleuri sur la toile. Les fanzines papier sont à peu près tous morts durant la première décennie des années 2000, mais les communautés se sont (re)formées sur le net, différemment, et offrent des supports divers et variés, intéressants… ou pas du tout. Un peu comme avant, en somme, la modernité en plus.
Bref. On regarde donc de près, on constate que l’accès à la publication est largement possible via ces très nombreux supports amateurs. Il y a juste cette impression d’éclatement et de masse qui, parfois, rendent l’information, la bonne information, plus difficile à trouver pour les apprentis écrivains. Je peux me tromper.
Néanmoins, la profusion de ces supports apporte la profusion d’appels à textes. Ces appels, vous le comprenez bien, concernent rarement les romans. Les revues amateures, tout comme les micro-éditeurs amateurs ou semi-pro (comme moi avec Ad Astra) lancent de nombreux appels à nouvelles. Le jeune auteur qui réussit à bien s’informer n’a que l’embarras du choix. Les thématiques sont nombreuses, les genres demandés, tout aussi variés. Pour exprimer clairement le fond de ma pensée : il y a de la demande, beaucoup de demande. Normal : beaucoup de gens veulent écrire.
Ainsi, pour le nouvelliste, même si la nouvelle ne paie pas, qu’elle n’apporte que rarement la gloire (ne sont pas Mélanie Fazi ou Léo Henry qui veut), et que les ventes sont toujours au plus bas, il n’empêche que ce nouvelliste trouve un premier débouché, peut éventuellement être repéré en sortant du lot (dans un champ de pâquerettes, la marguerite finira par être repérée, non ?) et voir sa carrière évoluer dans un sens positif pour lui. La nouvelle est donc souvent vue comme un tremplin, pas comme un aboutissement en soi, au grand désespoir, j’imagine, des meilleurs auteurs dans ce domaine (j’en ai cité au moins deux déjà).

Et voilà que les nouvelles pleuvent un peu partout, en un orage de mots infatigable et inextinguible. En papier, en numérique, tous les supports sont pris d’assaut. Les anthologies paraissent à la pelle, les collections numériques de récits courts sont légion (mais les textes sont-ils lus par quelqu’un ? Nul ne le sait vraiment). Ainsi, on voit fleurir ce dont je parlais au début de cet article (et visiblement ça me fait réagir), de nombreux articles qui nous expliquent ce que doit être une nouvelle, comment elle doit être construite, sur quels ressorts elle repose. Hop, emballé, c’est pesé. Le tout pour qu’elle soit réussie et qu’elle plaise au lecteur.

Abracadabra.
Je ne remets nullement cause ces approches qui parlent de taille, de structure (« la nouvelle va droit au but qu’elle s’est fixée »), d’accroche, de style, etc. Je ne remets rien cause, hormis le fait qu’un élément essentiel pour moi soit bien trop rarement mentionné :

La nouvelle est le laboratoire d’un démiurge.

Je vais juste exprimer ici quelques réflexions désordonnées en réponse à ma perplexité. Ne cherchez aucun conseil ou leçon d’écriture, je n’en ai pas à donner, à personne. J’explore ma propre façon de lire et, surtout, d’écrire : tout ce qui suit est en conséquence purement égoïste, tourné vers mes goûts et ma manière d’être et de fonctionner quand je me colle devant un livre ou un écran et que je sais que je vais commencer la lecture ou l’écriture d’une nouvelle.

Je n’ai pour le moment pas de soucis particulier à caser mes divers romans. J’ai quelques contacts, des éditeurs qui me suivent, d’autres veulent travailler avec moi, etc. La nouvelle, je ne peux/veux donc plus la voir avec un œil de débutant et écrire ce genre de fiction à la mitraillette, d’une part parce que ça ne me plaît pas et parce que je me suis forgé certaines exigences, d’autre part parce que ça ne me rapporte aucun bonus financier intéressant. Je ne peux, également, mettre que peu de temps dans l’écriture, parce que j’ai choisi de cumuler divers métiers, dont l’un d’entre eux me prend le plus de temps (libraire), si bien que la nouvelle, a priori, je fais une croix dessus, en tout cas sur les appels à textes, les soumissions en masse aux revues, et même les invitations à des anthologies. Je me concentre, en théorie, sur les romans. On verra plus bas que la théorie peut prendre du plomb dans l’aile.
J’ai publié ma première nouvelle en 1994, ce qui laisse penser qu’après vingt ans de « carrière », j’ai un âge vénérable, ce qui est sans doute vrai. J’ai publié ces premières nouvelles sans avoir vraiment idée de comment écrire une nouvelle. J’ai beaucoup copié mes lectures de l’époque, ou subi des influences diverses et variées. Par exemple, j’étais abonné à un fanzine lovecratien. J’ai écrit une ou deux fictions très lovecratiennes (jamais publiées). Bref, j’ai écrit, j’ai envoyé des textes, souvent refusés mais commentés par ceux qui les refusaient, avec divers arguments. Ne vous inquiétez pas, à l’époque ils tenaient la route, ces arguments : j’écrivais de la bouillie. J’ai tenté de m’améliorer par différents biais : relire mes auteurs préférés et essayer de comprendre comment fonctionnaient leurs textes, j’ai lu des essais sur l’écriture (l’excellent Verbier, par exemple) et le style et la narration (à ce titre, inutile de rejeter Barthes et Genette sous prétexte qu’ils nous on gonflé en fac de Lettres, ce serait une erreur : même si leurs livres paraissent difficiles d’accès, il explorent tout un tas de choses utiles, notamment sur la gestion des points de vue). Et, bien sûr, j’ai continué d’écrire, tout en essayant de découvrir une approche personnelle, c’est-à-dire une veine qui me correspondait, tant dans la (les) façon(s) d’écrire que dans les approches thématiques, ou la manière de traiter mes personnages et mes univers sur ces formats courts. Et c’est quelque-chose que je trouve exaltant. L’écriture de nouvelles me fait bien plus progresser que l’écriture de romans.

J’adore écrire des nouvelles, mais aussi prendre mon temps pour les écrire. Parce que j’adore les travailler.

J’en ai retiré quelques constats personnels, au fur et à mesure des années.

a) La nouvelle n’est pas un récit figé.

On peut s’amuser à construire et raconter notre histoire de la manière que l’on veut, comme pour le roman.
Rien de figé, donc. Tout comme ne l’est pas le conte, et on peut se pencher sur une partie de la fantasy urbaine actuelle pour comprendre que le conte est en perpétuelle évolution.
Que l’on s’intéresse aux contes de Perrault, en passant par Andersen (le premier à avoir vraiment créé ses propres contes – voir l’histoire du Vilain petit canard) et que l’on saute directement aux Contes de Crimes de Pierres Dubois ou aux réécritures contemporaines de Sarah Pinborough (Beauté), l’évolution n’en est que plus frappante.
Mais je reviens à la nouvelle : ainsi, elle a pris, notamment au XIXème siècle, sa forme moderne, celle d’un récit concentré, focalisé sur une idée, et doté d’une chute, le plus souvent surprenante, pour exalter l’effet conclusif. En SF, on trouvera des tonnes d’exemples chez les plus fameux auteurs du genre, comme Fredric Brown, Isaac Asimov, Robert Sheckley… mais aussi, évidemment, chez les classiques qui ont bâti le socle de cette forme de récit, comme Edgard Allan Pœ (qui rappelons-le est également considéré comme le père du roman policier) ou Théophile Gauthier. Mais la nouvelle est aussi devenue, et je crois que Le Horla de Maupassant fait date chez moi, un champ d’expérience littéraire, d’expérimentation formelle, mais aussi de fonds, qui ne suit pas les règles établies mais les transgressent (et non : ce n’est pas un synonyme de « écrire des textes chiants »). À ce tire, lisez par exemple les nouvelles de Léo Henry ou celles de Thimothée Rey, spécialistes de la transgression.

b) Le laboratoire…

Car c’est un fait, pour moi comme pour d’autres écrivains, le champ de la nouvelle est tout sauf restreint et offre, au contraire, un terrain d’expérimentation et d’expériences en tout genre. C’est la transgression des codes établis, le refus du ronron structurel d’une nouvelle traditionnelle, qui pousse certains écrivains, parfois au départ peu à l’aise dans ce format, à éclater à grands coups de massue les murs d’un récit aux allures figées. Sous prétexte de sa brièveté, la nouvelle n’est bien souvent que peu estimée, on la regarde du haut de la pile de romans avec un certain dédain (« Hé, petit, mange tes céréales, tu deviendras grand et fort comme moi. »). Éventuellement comme un simple jeu de l’esprit qui fait sourire et s’oublie aussi vite. Mais non. La nouvelle n’est pas une sous-œuvre, la nouvelle n’est pas, de fait, un simple outil d’apprentissage, elle n’est pas non plus un ersatz de roman, trop court et donc frustrant. Elle n’est rien de tout cela, sauf si l’auteur lui-même la considère ainsi en la produisant ainsi à sa chaîne de stakhanoviste, sauf si l’horizon d’attente du lecteur de nouvelles se résume à vouloir ce genre de récit formaté que certains forums d’écriture tendent à vouloir faire perdurer. Je me permets, si vous le voulez bien, d’en douter. Par expérience, je trouve les lecteurs quasi exclusifs de nouvelles très exigeants, plus exigeants que la moyenne. Il y a autant de façons d’écrire une nouvelle qu’un roman. J’ai lu récemment deux textes courts issus de la même collection : « Le Nexus du Dr Erdman » de Nancy Kress et « Le Choix » de Paul J. McAuley. Tous les deux sont de purs récits de SF. Le premier est un texte structuraliste qui use d’un style d’une neutralité absolue pour parvenir au but qu’il s’est fixé. Et il tourne parfaitement ainsi. Le second est un récit qui soigne bien plus son écriture, qui ne néglige pas, bien au contraire, l’aspect poétique, et qui reste beaucoup dans le non-dit, c’est-à-dire dans la rétention d’informations. L’effet est très différent, voire opposé, à ceux utilisés par Kress, et, d’une certaine manière on ne peut pas lire novellas plus différentes l’une de l’autre. Non seulement les nouvelles ne sont pas figées dans un type de « savoir-faire », et ce « savoir-faire » a largement été utilisé dans la grande majorité des récits des années pulp au début du XXème siècle, mais elles sont aussi le laboratoire de leur auteur. C’est simple, l’écrivain a cette possibilité inouïe : faire de son récit – sa nouvelle j’entends – ce que bon lui semble, avec le style qui lui sied, la structure qu’il souhaite – ou même l’absence a priori de structure cohérente –, il peut explorer de nouvelles formes, dévier des modèles, il peut chercher de nouveaux paradigmes (pourquoi pas pour les plus fous et les plus talentueux, sans doute ?), sans en avoir rien à fiche d’un quelconque préétabli en matière de définition de la forme du récit qu’il veut exploiter – ici, la nouvelle. Et surtout, il peut ainsi, aussi, exprimer sa personnalité.

c) … du démiurge.

Par exemple, j’entends et lis souvent cet argument pour les nouvelles de fantasy :

« c’est difficile d’écrire un texte court dans ce genre, car il ne s’y prête pas. »

Tout dépend du démiurge.
Par démiurge, j’entends l’auteur derrière sa création.
Quand je lis Under a lilac Tree de Mathieu Gaborit, je sais que le démiurge est là, derrière la fantasy urbaine. Ce n’est pas un texte si facile, ce n’est pas un texte à idée-développement-résolution-chute, mais, que l’on aime ou pas, une histoire intérieure, un univers composé et façonné de manière réfléchie, qui en quelques pages seulement a fait vivre une pensée et une réflexion, un style, quitte a décontenancer le lecteur lambda, celui qui ne cherche (et c’est son droit le plus absolu) qu’une simple aventure vite avalée (et j’aime ça aussi). L’écrivain n’est pas un simple faiseur de mots : c’est un artiste avec ses préoccupations, ses désirs, ses combats, ses maux, et il se sert de son talent pour les exprimer, en surface, mais aussi en profondeur. Il est le dieu, et sa nouvelle la création qu’il manipule. Une nouvelle, tout comme un roman, ne s’analyse pas (que) sur le nombre de rebondissements qu’elle offre, ni sur le degré de divertissement qu’elle propose, ou sur la surprise que provoque sa chute (c’est tellement ringard). L’écrivain-démiurge dispose d’outils qu’il utilise à sa guise (ou qu’il peut même feindre de ne pas utiliser), les mêmes que pour le roman : il a donc toute latitude pour forger son monde, façonner et faire vivre des personnages en leur donnant notamment une psychologie fouillée à la mesure de son dessein ; mieux, comme chez McAuley que j’ai précédemment cité, il peut utiliser ses outils avec encore plus de dextérité en raison, justement, de la brièveté du récit, et faire en sorte qu’entre les lignes, il en raconte autant que dans la narration proprement dite. C’est un exercice extrêmement délicat, qui peut se rattraper dans un roman, mais guère dans une nouvelle. L’étonnante simplicité d’une nouvelle peut cacher plusieurs niveaux de lecture, l’apparente complexité d’un récit peut cacher une histoire d’une simplicité enfantine, sachant que le complexe peut simplement vouloir être complexe, sans artifice, idem pour la simplicité. C’est le démiurge qui définit l’équilibre de son édifice, c’est lui qui applique les règles de sa création. Qui a le droit de vie et de mort sur elle.

Écrire une nouvelle, c’est jouer avec les équilibres.

La nouvelle est un récit à part, trop déterminé par le roman auquel elle est sans cesse comparée. C’est bien dommage, parce que ce qu’on lit le plus ici et là, du moins ce qui ressort comme cliché, et c’est cela qui m’agace le plus, c’est que la nouvelle est une forme de récit basique, sans aucun subtilité, un récit rapide et frustrant, tout juste bon pour un trajet de métro, qui développe une simple idée sanctionnée par une simple chute, voire une simple publicité pour les récits plus longs d’un auteur. La nouvelle est pourtant une œuvre littéraire à part entière, exigeante, elle ne demande pas moins d’implication à son auteur, ou moins de recherches (parfois c’est même l’inverse, j’en sais quelque chose), elle peut être travaillée aussi bien, voire mieux et plus qu’un roman. Les plus grands auteurs s’y sont frottés. Elle peut être profonde, marquante, spontanée, elle peut être tant de choses, protéiforme, que ce qui me sidère, c’est qu’on puisse encore la jauger, comme je l’expliquais en début d’article, comme un simple ersatz de roman.

Heureusement, certains démiurges veillent : allez lire Maupassant, Mérimée, Pœ, Jeanne Benameur, Colette, Sturgeon, Leiber, Harlan Ellison, Léo Henry, Mélanie Fazi, Thomas Day, j’en passe, ces auteurs qui savent vous faire aimer la forme courte.

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À propos de Thomas Geha


5 responses to “La nouvelle, laboratoire du démiurge.

  • unpapillondanslalune

    Amen.

  • Raphaël

    Un très bon article. On pense aussi à Borges ou à Lovecraft — dont les chef-d’œuvres ne sont que des nouvelles. Et à Kelly Link plus contemporainement.

  • Chauncey

    « La nouvelle n’est pas une sous-œuvre, la nouvelle n’est pas, de fait, un simple outil d’apprentissage, elle n’est pas non plus un ersatz de roman, trop court et donc frustrant. »

    Mais que ça fait du bien de lire ça!

    Je rebondis également sur la remarque à propos des amateurs de nouvelles. De ma propre humble expérience de lectrice, je suis souvent plus sévère avec les nouvelles que les romans car j’ai tendance à en attendre un plus haut degré de satisfaction – les « défauts » relatifs d’un roman pouvant être dilués dans la longueur du texte. La nouvelle, elle, ne pardonne pas.

  • Chauncey

    A reblogué ceci sur HappyMondeet a ajouté:
    Bonjour!

    Aujourd’hui je vous propose de lire un texte de Xavier Dollo (Thomas Geha). Cet article me semble un pertinent et sain rappel de ce qu’est la nouvelle, genre que j’affectionne particulièrement s’il en est.

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